Jérémy LEVEAU
- lecoupdebordure
- 24 avr. 2019
- 3 min de lecture
Coureur de la formation Delko Marseille Provence, Jérémy a eu la gentillesse de nous livrer ses impressions quelques jours après sa participation à son premier Paris-Roubaix.

Crédit photo: Vinssout Vélo / Le Coup de Bordure
Tu as participé à ton 1er Paris-Roubaix il y a bientôt 2 semaines, qu'en retiens tu ?
Ce que je retiens de ce Paris Roubaix c’est que c’est une course vraiment à part des autres, c’est une expérience unique. C’était grandiose, c’est une course ou la concentration est à son maximum et au final on ne se rend pas forcément compte de la ferveur des spectateurs.
Comment as tu vécu cette course si particulière au sein du peloton ?
J’ai vécu ma course au sein du peloton avec un stress permanent, j’avais beaucoup d’appréhension au départ et les jours qui précédaient. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre et on sent beaucoup de tensions dans le peloton. C’est là que l’on se rend compte que l’on est sur une des plus belle courses du monde. J’étais très concentré du début à la fin. L’approche des premiers secteurs est très tendue, tout le monde veut les aborder dans les meilleurs positions possibles, c’est très nerveux. J’ai essayé à plusieurs reprises de prendre un coup d’avance justement pour éviter cette tension et ce stress du placement mais ça n’a pas marcher.
Sur le plan collectif, Evaldas Siskevicius fait un top 10, c’était prévu au briefing qu’il soit protégé ou il a su manœuvrer seul pour réaliser ce magnifique résultat ?
Evaldas a fait une énorme performance, c’est incroyable pour lui comme pour l’équipe c’est vraiment énorme ce qu’il a réalisé. Au briefing il n’était pas spécialement protégé, deux autres coureurs étaient plus protéger que lui. Il était plutôt dans un rôle d’électron libre, même de prendre un coup d’avance dans une échappée. Il a d’ailleurs essayé aussi en accompagnant les coups. Sa place il a été la chercher tout seul et c’est amplement mérité quand on le connaît bien...

Crédit photo: Vinssout Vélo / Le Coup de Bordure
Tu as était contraint à l'abandon sur incident mécanique, raconte nous ton ressenti et surtout pourquoi personne n’a pu te dépanner afin que tu puisse ralier ce mythique vélodrome de Roubaix ?
J’ai malheureusement dû renoncer à terminer à 5kms du vélodrome. Je ressent beaucoup de déception, mon objectif au départ était de prendre l’échappée et de faire le maximum mais d’au moins arrivé au vélodrome. C’était mon premier Paris Roubaix et une course comme celle la est tellement mythique et à part des autres que la finir est une fierté. C’était mon premier et peut être que je n’y reviendrai jamais donc c’est une grande déception de ne pas avoir rallié le vélodrome. J’étais encore dans un bon groupe avec notamment Kristoff, Dillier, Stannard, Moscon... Je me sentais vraiment bien et je n’avais eu aucun soucis. Je m’étais même surpris d’être aussi bien sûr les secteurs. Malheureusement dans le secteur après le carrefour de l’arbre, je crève de la roue arrière, étant à freins à disques les seules voitures derrière notre groupe n’avaient pas de roues. J’ai donc continué 5kms sur la jante dans l’espoir d’avoir quelqu’un pour me dépanner. Je suis ensuite arrivé au secteur suivant, l’avant dernier et j’ai cassé la roue. Plus possible de rouler j’ai donc fini le secteur à pied avec le vélo sur l’épaule. Aucune des voitures qui arrivaient ne pouvait me dépanner. J’ai attendu dépité 10’ à la sortie du secteur toujours dans l’espoir de voir quelqu’un mais rien, les gens m’encourageait et me réconfortaient. Puis une voiture de Bahreïn Merida m’a gentiment proposé de me ramener à l’arrivée et notre deuxième voiture était trop loin derrière avec Joseph Areruya qui fini hors délai. La tension étant redescendue et la déception était tellement grande que quelques larmes sont apparues... Je sais ce que représente Paris Roubaix, c’est une course tellement légendaire que ça me tenait vraiment à cœur de finir...
Merci à Jérémy pour sa gentillesse et sa disponibilité. Bonne continuation à lui et à l'équipe Delko Marseille Provence.
Propos recueillis par Le Coup de Bordure
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